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Le site est fréquenté depuis la préhistoire comme en témoignent les pierres taillées et les outils du néolithique récoltés en maints endroits, ainsi que le nom du quartier "La Longue Pierre" évoquant sans doute un dolmen. Des vestiges gallo-romains et des tombes mérovingiennes ont été mis à jour lors de fouilles; "unus et alter antiqui vici" soit "l'un et l'autre sont des villages anciens"est la devise d’Hersin-Coupigny. Les deux parties aujourd’hui réunies de la commune ont connu une histoire distincte, mais très proche pendant le Moyen-Age.

Hersin est un nom de lieu d'origine germanique relevé dès le XIe siècle. Coupigny est d'origine gallo-romaine, aussi ancien.

Hersin-Coupigny fut l'objet d'une lutte entre Français et Impériaux (Bourguignons, Espagnols...) comme l'illustre la bataille de 1537 où les troupes de François 1er ravagent la ville.

Après le rattachement définitif à la France (1660), la paroisse est connue grâce à ses archives et devient un gros bourg rural qui compte plus de 1000 habitants à la fin du XVIIIe.

Pendant la Révolution, le curé Béhin devient député de la Constituante et joue un rôle important dans le rapprochement du bas clergé au Tiers Etat.

De 1790 à 1802, Hersin-Coupigny est chef-lieu d'un canton qui englobe alors le Liévinois et une partie du Bruaysis.

1854 : début de l'épopée du charbon : cinq puits dépendant de la Compagnie de Noeux-les-Mines sont exploités dans la commune. Pendant la Grande Guerre, Hersin-Coupigny, peu éloignée du front, abrita des troupes françaises, mais surtout britanniques et canadiennes. Le philosophe Theillard de Chardin, alors aumônier militaire évoque dans ses mémoires son séjour à Hersin.

Le 25 septembre 1920, la ville obtient la Croix de Guerre.

Après la guerre, de nombreux travailleurs polonais émigrent et viennent travailler dans les mines, ce qui explique que près du quart des Hersinois soient d'origine polonaise.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, on relève de nombreux actes de résistance. Plusieurs Hersinois sont fusillés par les nazis et 14 d'entre eux font partie des déportés au "Train de Loos".

L'exploitation minière s'achève en 1962.

Formée par la réunion de plusieurs villages (Hersin au centre, Coupigny au sud, Gavion au nord), de hameau excentrés (Bracquencourt, Blanc Mont) et de cités minières (Longue Pierre, Calvaire, Béclet-Moulin, n°2, n°9, n°10) la commune possède une voirie de plus de 40 km.

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