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LE NORD EN GUERRE
1914-1918
Réfugiés


 

Au moment de l’invasion de l’été 1914, les habitants du Nord ont fui l’avance allemande. D’autres ont été évacués de force par l’armée française en retraite. A ces réfugiés de la première heure, il faut ajouter les rapatriés des territoires envahis rentrés en France via la Suisse ou la Hollande.

Certains des évacués des communes de la ligne de front -les femmes âgées et les jeunes enfants- sont rapatriés en France, via la Suisse ou la Hollande. Les premiers rapatriements sont forcés, ils concernent les indigents, les indésirables, les bouches inutiles ou les malades. Ils deviennent ensuite volontaires : les autorités allemandes annoncent la formation d’un convoi de rapatriement, les volontaires se font alors inscrire sur une liste d’attente et un choix est opéré parmi les postulants qui doivent payer leur voyage. Ils n’ont droit qu’à 30 kg de bagages (leurs maisons sont alors réquisitionnées), toute correspondance est interdite. Après une période de " quarantaine " en Belgique, les rapatriés sont amenés en train jusqu’à Schaffhausen où ils sont remis aux Helvétiques, ils entrent en France par Annemasse et Evian. De 1915 à 1918, environ 30 000 Lillois peuvent ainsi rentrer en France. Ils sont généralement envoyés dans les départements du Tarn et de la Garonne et reçoivent une carte spéciale leur donnant

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L’arrivée des réfugiés du Nord à Paris
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droit à une allocation journalière. Ils perçoivent également des sauf-conduits et doivent avertir les autorités françaises de tout changement de domicile. Les rapatriés sont majoritairement des femmes, des enfants ou des vieillards. Leur accueil en France n’est pas sans poser de problèmes. Ils sont tout d’abord hébergés, logés, vêtus et nourris par des organisations charitables et chez l’habitant. Le gouvernement leur accorde ensuite la même indemnité que celle qui est octroyée aux familles des mobilisés, tandis que les maires sont tenus de veiller à leur logement, leur nourriture ou leur chauffage, par réquisition de l’autorité militaire. Le 28 octobre 1914, est créé un office central de placement des chômeurs et réfugiés. Ces réfugiés se concentrent à l’arrière du front et en région parisienne. 30,1 % d’entre eux viennent du Pas-de-Calais, 33 % du Nord et de la Somme. Leur séjour n’est pas apprécié de tous, on les surnomme les " boches du Nord ". Aux différences de langage et de coutumes vient s’ajouter la hausse des prix ou le chômage que leur présence occasionne. Leur retour dans le Nord est organisé dès le 5 décembre 1918.

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Le Comité des réfugiés du Nord à Paris

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