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Le magistrat de Cassel fut réuni à la Noble-Cour en 1702 par une ordonnance de Louis XIV comme cela avait été fait auparavant dans d’autres châtellenies pendant la période espagnole (Furnes et Bergues).

Le Magistrat de la ville de Cassel, l'échevinage, attend respectueusement le grand-bailli à l’extérieur de la porte d’Aire, à l’entrée du territoire sur lequel il a autorité. Le Magistrat de la ville était composé précédemment d’un bailli, un amman (qui assurait les prises de corps, les saisies mobilières et réelles, les ventes et adjudications), un mayeur et sept échevins. Au moment où le tableau fut peint, il compte sept personnes en tout et pour tout et on utilise dans les archives les titres de “bailli”, “premier échevin” et “grand échevin”.

Les bourgeois du commun s’inspirèrent, en le simplifiant, du costume des nobles: culotte, veste et justaucorps, un rabat de lingerie et pour cravate un noeud de ruban. Ils ne portaient pas de perruque mais les cheveux longs et comme coiffure un chapeau large en feutre orné d’une touffe de ruban.

Dans les années 1690 apparaît un serment que devaient prêter les Magistrats de toutes les villes et châtellenies de Flandre qui allait de l’adhésion à l’Eglise catholique à la protection des veuves et des orphelins. Son article 2 les obligeait à promettre l’obéissance au roi.

Les bourgeois sont, avec les nobles et le clergé, les maîtres des campagnes. Ils y achètent des terres. Certaines familles bourgeoises pouvaient accéder à la noblesse par usurpation avant le règne de Louis XIV en achetant une seigneurie et en vivant noblement pendant plusieurs générations.