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Les hôtels particuliers de la noblesse et du haut-clergé sont édifiés en combinant la brique et la pierre. Ils sont situés autour de la grand' place et sur le versant sud-est du mont, à l'abri du vent et des tempêtes.

L’hôtel du prévôt de Saint-Pierre était la résidence officielle du prévôt qui gérait les revenus de la collégiale du même nom. A l’arrière, on peut encore y voir un oratoire à tourelle portant la date de 1622 et les armes du prévôt.
Cet hôtel a été construit tel qu’il est représenté sur le tableau alors que Martin della Faille, membre d’une famille noble gantoise, occupait ce poste. Au moment de l’exécution du tableau, cette fonction était exercée sur ordonnance royale par un irlandais, Arthur Augustin MacMahon.

 

Arthur Augustin MacMahon vivait dans son propre hôtel auquel on donne maintenant le nom d’hôtel MacMahon. Il fut le 31e prévôt de la collégiale Saint-Pierre de1682 à 1710. Il avait succédé à un autre noble irlandais du nom de MacWyher (Macguire). Ces deux personnages avaient dû se réfugier en Flandre à cause des persécutions dont étaient victimes les Catholiques en Irlande. Cet hôtel était précédemment le presbytère de Notre-Dame. Il semble que la date de 1631 indiquée par les fers d’ancrage ne s’applique qu’à la partie hors alignement qui s’avance sur la place. Elle pourrait être une extension à une maison plus ancienne d’une dizaine d’années. De plus, des parties en grès ferrugineux d’une anciene construction médiévale sont également visibles dans les parties basses du mur situé dans la rue d’Aire.

Au moment de sa construction, en 1634, L’Hôtel Lenglé était la demeure de Philippe Lenglé, chanoine de la collégiale Saint-Pierre. Cet hôtel en briques et en pierre présente en façade des décors Renaissance (une frise de rinceaux, une niche encadrée de colonnettes, décors en forme de coquille). Cette construction semble avoir été inspirée par l’Hôtel de ville lui aussi de 1634.