


La mendicité était courante en Flandre à lépoque. En effet, daprès un état sommaire dressé à la fin du XVIIe siècle, sur 150 937 habitants de Flandre maritime, il y aurait eu environ un tiers de mendiants. Dans la plupart des villes était instituée depuis longtemps une Table des pauvres, appelée souvent comme dans lensemble de lEurope occidentale, Table du Saint-Esprit, en Flandre de(n) disch, qui venait un secours des indigents. Presque partout, le déséquilibre des recettes et des dépenses de la Table des pauvres obligea à recourir de plus en plus aux Magistrats qui levèrent des taxes sur les personnes aisées. Lassistance aux pauvres tendit à devenir un service public.
Un paysan et un colporteur, portant un sac sur le dos et tenant un bâton à la main, discutent ensemble. Pendant quun enfant distrait son attention, un autre soulage le colporteur de sa bourse probablement bien remplie puisquil vient de vendre ses articles aux gens du voisinage.
En 1701, Cassel compte 250 maisons et 1300 habitants. Malgré sa petite taille, elle est considérée comme une ville car elle dispose de pouvoirs spécifiquement urbains, notamment administratifs. Les murailles affirment le prestige et la dignité de la cité. Du Moyen-Age jusqu'à la destruction des remparts par Louis XIV, Cassel a été une ville fortifiée. La ville a même cru un moment faire partie des villes fortifiées du Pré Carré à cause d'un projet, imaginé par l'un des collaborateurs de Vauban et rapidement abandonné.
A lépoque, les paysans, qui peuplent la campagne aux alentours de Cassel, étaient vêtus de braies larges, dun sayon serré à la taille; aux pieds, des bottes ou des sabots. Le bas de la jambe était entouré dun surpied. La bourgeoisie rurale était surtout formée de cultivateurs dont la plupart étaient des fermiers. Parmi eux, un bon nombre jouissait dune réelle indépendance et se distinguait de la masse.
«Les gens aisés se vêtaient comme des bourgeois, portaient lhabit à la française, brun, noir ou jaune, garni de boutons dargent, dargent aussi les boucles des souliers (riemtje beukels) et les agrafes à attacher le collet»
de Croocq cité par Coornaert E., La Flandre française de langue flamande, 1970