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Les distractions étaient rares. Parfois des pièces de théâtre aux sujets religieux et moraux étaient mises en scène par la chambre de rhétorique, la Saint-Roch. Elles étaient parfois payées par le Magistrat de la châtellenie. Les membres de la Saint-Roch sont réunis près de la porte d'Aire et s'apprêtent à complimenter le nouveau grand-bailli.

 

Il exista d’autres confréries à Cassel telles celles qui réunissaient les habitants qui pratiquaient un même métier. Au XVIIIe siècle on trouvait une société libre des échoppiers et une confrérie des tailleurs d’habits qui était placée sous la protection de Saint François d’Assise. Leur but était de défendre les intérêts des membres de la confrérie. Elles jouaient aussi un rôle d'assistance mutuelle.

O Franciscus vriend des heren,
(«O François, ami du Seigneur, assiste tous ceux qui fabriquent des vêtements neufs et obtiens qu’ils puissent mourir saintement.»)

Le catholicisme faisait partie intégrante du fonctionnement des gildes et des confréries ce qui avait pour résultat d'en exclure de fait les personnes pratiquant une autre religion.

 

La confrérie des arquebusiers, la Saint-André, possédait également son terrain de tir qui se situait plus près de la Porte d’Aire. Sa charte datait de 1589 et ne reçut sa première confirmation et approbation par le bailli et le bourgmestre que le 26 octobre 1628. Son étendard représentait une croix de Saint-André rouge sur fond jaune. De l’autre côté de la porte d’Aire, le beursault des arbalétriers de la Saint-Georges n’est pas visible sur le tableau. Souvenir de leur passé de milices locales au temps des comtes, les trois ghildes ouvraient les cortèges et processions qui parcouraient Cassel. Au XVIIe siècle, elles n’avaient pourtant plus qu’un rôle ludique.

La Saint-Sébastien est une confrérie d’archers qui reçut ses lettres patentes en 1446 de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, confirmant ses privilèges. Puisqu’il s’agissait d’une confirmation, la Saint-Sébastien était peut-être aussi ancienne que la confrérie d’archers de Dunkerque fondée par Robert de Cassel en 1322. Les membres de la Saint-Sébastien pratiquaient le tir à l’arc à l’horizontale.

L'auteur du tableau fait arriver des membres de la Saint-André, de la Saint-Sébastien et de la Saint-Georges du quartier populaire à l'ouest. Chacun est revêtu de l'unifomr de sa confrérie.