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LA COURSE AUX GRANDS PROJETS

L'ÉCHAPPÉE SPORTIVE

Lille, capitale de la gymnastique Gymnastique

 

Depuis 1919, la gymnastique a pris une dimension nouvelle à Lille. En 1920, la nouvelle municipalité socialiste de Gustave Delory crée un service municipal de l’éducation physique, l’un des premiers de France et met en œuvre un vaste programme de gymnastique. En 1921, le service municipal des écoles conçoit et distribue un manuel d’éducation physique avec 40 leçons types et 900 dessins. Dans toutes les écoles, deux leçons d’éducation physique sont données par jour : une le matin et une le soir. Une leçon hebdomadaire a lieu sur les terrains de jeux de la ville. Un suivi médical est assuré. La Fédération des amicales laïques s’engage par ailleurs dans un programme d’éducation physique à destination des enfants ayant quitté la scolarité. En 1930, le succès est tel que le service de l’éducation physique propose la municipalisation des sections et centres d’éducation physique de la Fédération des amicales laïques.

L’ampleur du développement de la gymnastique à Lille est liée au souci de réforme sociale de la municipalité. La S.F.I.O. qui reconquiert le pouvoir municipal en 1919 est influencée par deux courants de pensée : le socialisme belge et le mouvement des maisons du peuple d’une part, la franc-maçonnerie d’autre part.

Le socialisme lillois a toujours été très proche du socialisme belge, dont beaucoup de militants sont issus. La coopérative l’Union de Lille reprend le modèle de la maison du peuple de Gand et s’installe dans le bâtiment de la rue d’Arras en 1902. Des cours de gymnastique sont organisés dans le théâtre de l’Union et deux sociétés sont fondées : " les Enfants du Peuple " (section filles) et la " Jeunesse Ouvrière " (section garçons) toutes les deux affiliées à la Fédération Sportive du Travail. L’éducation physique participe à l’amélioration de la condition ouvrière, en même temps que ses vertus d’organisation et de dévouement collectif s’accordent avec l’idéal socialiste.

Au lendemain de la 1ère guerre mondiale, la S.F.I.O. cherche une nouvelle vision du monde. Beaucoup de militants se tournent alors vers la franc-maçonnerie. Or les débats des loges et notamment de la loge la Lumière du Nord s’orientent, dans un souci hygiéniste, vers l’éducation physique. Le docteur Arquembourg souligne l’intérêt pour l’amélioration de l’état physique de la population d’une pratique régulière de la gymnastique. Il ne fait que reprendre l’un des éléments essentiels de la pensée maçonnique, à savoir que le perfectionnement individuel doit être autant intellectuel que physique et que seule la maîtrise du corps ouvre la plénitude de l’être.

Réforme sociale, amélioration de la condition physique et morale et perfectionnement individuel sont au centre du projet que plusieurs générations de Lillois ont soutenu.

L'éducation et le sport


L'éducation de l'honnête homme L'aviron L'escrime  La revanche Le gymnase Les bataillons scolaires A l'école normale Une impulsion décisive ? Le sport, une méthode d'éducation Pierre de Coubertin Icam et arts et métiers Association sportive et sport scolaire L'État au poste de commande Médecine, hygiène, sport et idéologie Le professeur Debeyre les écoles de plein air Les colonies de vacances Lille, capitale de la gymnastique Vichy et le sport La méthode naturelle Jean Borotra

 

Une pyramide
Une pyramide, les fêtes du cinquantenaire de l’association régionale des gymnastes du Nord et du Pas-de-Calais, Les Sports du Nord, 14 juillet 1929

mouvement d'ensemble
Mouvement d’ensemble, ibid.

L'équipe d'éducation physique
L’équipe d’éducation physique des amicales laïques de Fives, Les Sports du Nord, 23 juin 1929