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Les liens
entre la presse et le sport n’ont pas été immédiatement étroits. A
la fin du 19e siècle, les journaux du Nord consacrent peu de
place à l’actualité sportive. Le mardi, quelques entrefilets dans les
dernières pages relatent les événements sportifs locaux. Ce sont les
courses hippiques qui généralement occupent le plus de place. Les autres
activités sont regardées avec plus de circonspection, se faisant l’écho
des réticences du public vis-à-vis des activités physiques et
sportives.
Sur le plan national, le journal l’Auto est le premier à
essayer de fonder son succès sur l’événement sportif. Le journal
crée ainsi le Tour de France en 1903 et multiplie ses ventes. Il
suit et finance un certain nombre d’événements sportifs, comme la
course cycliste Paris-Roubaix. Dans le nord, les journaux locaux
comme l’Echo du Nord ou Le Journal de Roubaix soutiennent
et animent aussi des courses automobiles ou cyclistes…
Dans les premières années du siècle, la presse régionale accorde
une place croissante aux sports. A la veille de la 1ère guerre
mondiale, les photographies sont introduites dans les journaux et
renforcent le caractère spectaculaire des informations sportives.
Dès avant la guerre, apparaissent les premiers journaux
régionaux spécialisés : Dunkerque-Sports ou les Sports
du Nord. Mais l’évolution la plus durable est la croissance rapide
et spectaculaire du nombre de pages consacrées aux sports. Le journal du
mardi abonde particulièrement en comptes-rendus des événements du
dimanche. Publicité, presse et sport forment les premiers éléments
solidaires d’une société de masse.
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Dunkerque- sports, 4 février 1912

L’Union Vélocipédique de France, 4 mars 1926

Le Journal de Roubaix, 4 août 1936
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