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Les jeux
Olympiques de Berlin en 1936 sont organisés à des fins de propagande,
pour exalter la puissance et la modernité de l’Allemagne nazie. Ils
doivent démontrer la supériorité de la race aryenne.
Toute trace d’antisémitisme est gommée à Berlin : les avis
interdisant les Juifs dans les hôtels et les restaurants sont retirés,
les affiches antisémites disparaissent.
Le stade et les installations olympiques sont construits pour
être filmés par Léni Riefenstahl, qui met deux ans à monter " les
Dieux du Stade " à la gloire du régime.
L’aspect le plus neuf des jeux est le soin apporté par les nazis à
diffuser les informations. Un grand nombre de salles de presse accueillent
les journalistes du monde entier. Les compétitions sont diffusées en
direct par la radio. 2 500 émissions sont produites en 28 langues
par des reporters allemands et étrangers. Les premiers essais de
retransmission télévisée sont réalisés de Berlin vers les principales
villes allemandes. Du point de vue technique, l’Allemagne nazie veut
apparaître comme la nation la plus moderne du monde.
Néanmoins les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur des
espérances d’Hitler. Le noir américain Jesse Owens remporte en effet
quatre médailles d’or dans les disciplines reines de l’athlétisme :
100 m, 200 m, saut en longueur et 4 x 100 m. Il réduit à rien les
prétentions raciales du dictateur.
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L’inauguration des jeux Olympiques de Berlin, 1936, photographies
archives de la Voix du Nord

Le camp international de camping, Le Journal de Roubaix, 16
août 1936
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