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LA COURSE AUX GRANDS PROJETS

L'ÉCHAPPÉE SPORTIVE

Les Prouvost et le sport Le football

 

La concurrence entre la municipalité socialiste et les industriels gagne même les installations sportives. Anticipant sur le parc municipal des sports, Albert et Jean Prouvost inaugurent le stade Amédée-Prouvost, qui s’installe dans le quartier du Crétinier à la limite entre Roubaix et Wattrelos, à la sortie immédiate des établissements et filatures Prouvost.

Le stade comprend des terrains de football, de basket-ball et de tennis, des pistes de courses à pied et des salles de jeu. Le pavillon des sports, de style anglo-normand accueille le club, les salles et les vestiaires. Son inspiration témoigne à nouveau de l’influence anglo-saxonne et de l’obsession d’égaler la puissance industrielle britannique, pourtant alors en plein déclin.

Les équipements sportifs s’intègrent dans un projet social et urbain : la cantine et les installations sanitaires des établissements Prouvost, le stade et une cité ouvrière qui accueille les ouvriers et leur famille.

Le parc des sports et le stade Amédée-Prouvost participent de la même pensée sociale : l’amélioration de la condition ouvrière passe par la réforme de l’environnement urbain.

Néanmoins, alors que le parc des sports est voué aux sports de masse, le stade Amédée-Prouvost est dès l’origine, le stade du Football Club de Roubaix, qui fusionne en 1928 avec l’équipe de Tourcoing pour former l’Excelsior Athletic Club de Roubaix l’une des grandes équipes professionnelles de l’entre-deux-guerres. Le sport spectacle assoit la réputation des établissements industriels.

 

Le stade Amédée-Prouvost
Vue générale du stade Amédée-Prouvost à Roubaix, 11 septembre 1927, Le Grand Hebdomadaire illustré

Le pavillon des sports
Le pavillon des sports du stade Amédée-Prouvost, ibid.

Les épreuves d'athlétisme
Les épreuves d’athlétisme au stade Amédée-Prouvost, ibid.