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Les premiers
clubs ouvriers sont apparus au début du siècle, pour se fédérer dans l’Union
Sportive du Parti Socialiste en 1908. La scission du mouvement ouvrier à
la suite de la révolution d’Octobre entraîne la formation de la
Fédération Sportive du Travail de sympathies communistes à partir de
1921 et de l’Union Socialiste Sportive et Gymnique du Travail. Les deux
organisations fusionnent à nouveau en 1934 sous le nom de Fédération
Sportive et Gymnique du Travail.
Les premiers clubs ouvriers n’ont pas connu le succès attendu. La
F.S.G.T. atteint néanmoins plus de 100 000 adhérents à la veille de la
seconde guerre mondiale. C’est que le sport ouvrier est devenu une
affaire des municipalités socialistes : à Lille et à Roubaix, les
programmes mis en place favorisent les organisations ouvrières. De
grandes courses cyclistes, des rencontres sportives et gymniques sont
placées sous la houlette de la F.S.G.T.
Les préoccupations des socialistes et des communistes sont à la fois
hygiénistes et idéologiques : le sport doit créer l’homme
nouveau, physiquement et intellectuellement apte. La pratique sportive est
la seule capable de transformer l’ouvrier accablé par le travail et l’exploitation
capitaliste. A Lille le sport ouvrier est mis sous la tutelle débonnaire
et régionaliste des deux géants Lydéric et Phinaert, à l’ombre du
beffroi de l’hôtel de ville.
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" Le sport ouvrier lillois ",
papier à en-tête, 1925, Archives municipales de Lille

diplôme de médaille du la F.S.G.T., 1936, Archives municipales de
Lille
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