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La
différence entre le sport et la gymnastique est ici considérable. L’émancipation
de la femme est surtout conçue par les éducateurs et les hygiénistes
comme une libération des contraintes corporelles, liées à la mode et à
l’usage du corset. Aussi est-ce la gymnastique qui est conseillée aux
filles. Dans l’immédiat après-guerre, la gymnastique féminine est à
l’ordre du jour. De vastes programmes se mettent en place pour recruter
des gymnastes (voir n°86).
Des tentatives sont entreprises pour étendre le sport aux filles. Mais
le contact physique, propre notamment aux sports collectifs est encore
déconsidéré et mal perçu. Le tennis ou éventuellement le basket-ball
sont présentés comme plus féminins car ils sont moins violents.
Néanmoins dans les années 1920, quelques équipes de football se
forment et s’entraînent comme l’équipe lilloise des Atalantes.
Une telle envolée sportive fait long feu. Rapidement, les équipes de
football féminin disparaissent : elles n’attirent pas de public et de
pratiquantes.
Le sport reste donc une activité essentiellement masculine.
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L’équipe féminine de football " d’Atalante ",
Le Grand Hebdomadaire Illustré, 1er mars 1925

Les championnats de France d’athlétisme à Roubaix, Les Sports du Nord, 17 juillet 1927

La femme et le sport, Les Sports du Nord , 2 janvier 1927

Le basket-ball féminin, Les Sports du Nord, 1er
mai 1927

Les sports féminins, Les Sports du Nord, 15 décembre 1929
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