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La mise au
point de la bicyclette s’étend sur une longue période. Les premiers
engins apparaissent en France au 18e siècle. Les progrès s’échelonnent
tout au long du 19e siècle. L’Allemand Drais invente le
guidon directionnel vers 1816 ; le Français Michaux, la pédale et
le pédalier en 1867. Les Anglais adaptent des pneus en caoutchouc vers la
même époque. Le Britannique Stanley fabrique le grand Bi, première
bicyclette moderne ; la roue avant est trois fois plus grande que la
roue arrière, ce qui rend l’engin très instable.
Il faut attendre les années 1880 pour voir apparaître la
" machine basse ou de sécurité ", dont les roues
sont de la même taille, et 1891 pour qu’Edouard Michelin invente le
pneu démontable.
La bicyclette connaît le succès au début du siècle à la fois comme
moyen de transport et objet utilitaire et comme loisir, sportif ou non.
La bicyclette d’un prix assez élevé à l’achat – six à dix
mois de salaire- est ensuite économique. Lieu de travail et lieu de
résidence peuvent enfin être séparés, libérant le travailleur de l’omniprésence
de l’usine. Avec la semaine anglaise, l’engin devient le véhicule
privilégié qui mène les classes populaires vers les lieux de loisirs à
la campagne ou à la mer.
Enfin la bicyclette est l’un des sports populaires par excellence,
exaltant l’union de la machine d’une part et de la force physique et
mentale d’autre part.
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L’excursionniste, publicité, 1887, J 245 / 128

Cycles J. Knockaert-Tancrez, en-tête de papier à lettre, 1914, 70
J 394

Nombre de plaques de bicyclettes vendues de 1893 à 1900, d’après
l’annuaire statistique régional de 1951

Nombre de plaques de bicyclettes vendues de 1933 à 1948, d’après
l’annuaire statistique régional de 1951
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