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Certains
industriels ont rapidement perçu les avantages qu’ils pourraient tirer
à susciter la création d’une équipe de football dans leur entreprise.
Par paternalisme social, ils pensent soustraire ainsi les ouvriers à l’influence
du socialisme et des débits de boissons. Pierre de Coubertin résume
ainsi la chose : " le sport détend chez l’homme les
ressorts tendus par la colère, née de la question sociale ".
Plus encore que la pratique même du sport, l’existence d’une
équipe d’entreprise est une façon d’offrir un spectacle qui rallie l’ensemble
des ouvriers autour du jeu. Tel est probablement le cas à Pérenchies,
où la famille Agache a entretenu une équipe dès avant la 1ère
guerre mondiale.
A Roubaix, les grandes familles entretiennent des équipes
prestigieuses, construisent des stades et rêvent d’un football à l’Anglaise
dans la Manchester du Nord. La rivalité est grande avec la municipalité
socialiste élue en 1913. Le sport est un enjeu et un moyen du combat
politique.
Dans la région minière, ce sont les ingénieurs des mines qui
impulsent le mouvement. A Bully-les-Mines, ils construisent même ce qui
est alors considéré comme le plus beau stade au nord de Paris.
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Football
Club Agache, 4 Fi 37 / 274 |