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L'ESCALADE DU SPORT

L'ÉCHAPPÉE SPORTIVE

Georges Hébert et la femme

 

Dans son ouvrage " Muscle et beauté plastique " paru en 1921, Georges Hébert développe à propos de la femme ses théories sur la gymnastique naturelle. Il critique non seulement l’usage du corset mais aussi l’inactivité physique imposée aux femmes. " S’exercer, se développer, c’est, pour la femme, un véritable affranchissement, à la fois physique et moral.

Au point de vue physique, certains maux qu’elle croit inhérents à son sexe disparaissent radicalement. C’est un des effets les plus caractéristiques, un des résultats les plus rapides de l’entraînement. Dans les périodes considérées généralement comme critiques - et dont la durée alors est considérablement abrégée - la femme entraînée n’est nullement affaiblie et elle pourrait fournir sans danger les efforts les plus violents.

Au point de vue moral, un changement complet de mentalité s’opère en elle. En même temps que sa force, elle prend conscience de sa valeur. L’obligation où elle se trouve, pour produire du travail physique, de calculer toutes sortes d’efforts, exerce sa volonté et développe son énergie, ainsi que les qualités d’action nécessaires à la lutte pour la vie. Elle acquiert ce don précieux : la confiance en soi. "

Georges Hébert cherche ses exemples de perfection esthétique soit dans les statues de l’antiquité gréco-romaine, soit chez les " primitifs ". Derrière le discours libérateur s’affichent les préoccupations eugénistes : seules des femmes pleinement développées physiquement pourront mettre au monde des enfants sains et complets physiquement, capables de régénérer la race et d’affronter les combats qui se préparent.

Femme
G.Hébert, ibid, planches 19

Femme
G.Hébert, ibid, planches 51

Statue
G.Hébert, ibid, planches 52