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L’usage du
corset est connu depuis l’Antiquité, mais sa généralisation à toutes
les catégories de la population remonte au 19e siècle. Il
devient alors un accessoire obligatoire de la féminité. Son but est de
comprimer la taille et de surélever la poitrine à des fins uniquement
esthétiques. Le corps de la femme est emprisonné dans une armature faite
de tiges de métal. Le corset est généralement serré par un cordon à l’arrière,
ce qui implique l’intervention d’une tierce personne.
Dès le 19e siècle son usage est contesté. Ainsi le Larousse du
19e
siècle précise : " lorsqu’il est serré outre mesure, le
corset peut avoir de graves inconvénients : en comprimant le thorax et l’abdomen,
il gêne la respiration et la circulation ; en refoulant les viscères du
bas-ventre, il trouble les fonctions digestives : de là des hernies, des
abaissements, des fausses couches ou des accouchements laborieux, des
maladies de cœur et de l’estomac ou de la poitrine. "
A la fin du 19e siècle, apparaissent les premiers
maintiens-gorge, corselets-gorge ou gorgerettes. Des modèles sont
déposés aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne vers 1880. En France,
Herminie Cadolle invente le corselet-gorge en 1898. Le mot soutien-gorge
figure dans le dictionnaire en 1904. C’est au cours des années 1920,
que l’invention se répand, autorisant par surcroît la pratique des
exercices physiques et du sport.
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Redresseurs en tout genre, corsets de maintien, publicité Viviez, Le
Grand Echo, 23 octobre 1912

Georges Hébert, L’éducation physique
féminine, Paris, 1921, planche 72
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