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Les
établissements de bains publics ont pour la plupart été fermés à la
fin du Moyen Âge ou dans le courant du 16e siècle. Il faut
attendre 1750 pour que le courant hygiéniste remette à la mode les soins
corporels. Le courant ne fait que se renforcer tout au long du 19e
siècle.
L’eau courante à domicile reste un luxe rare pendant longtemps. Les
établissements de bains concernent au départ les catégories sociales
les plus aisées. Le bain et la toilette sont associés à un certain art
de vivre comme dans l’établissement qui existait rue Basse à Lille. Encore au milieu du siècle, un tel type d’établissement est
associé à l’existence d’un jardin d’agrément.
Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que l’hygiène
devient un enjeu politique. Des bains populaires s’ouvrent un peu
partout, grâce aux nouveaux procédés de chauffage de l’eau, qui sont
utilisés aussi pour les piscines.
Bains, douches, waters à effet d’eau se généralisent dans les
entreprises minières et les usines, avant de gagner le domicile des
particuliers.
L’hygiénisme, au delà de son caractère normatif et contraignant,
témoigne d’un bouleversement du rapport avec le corps, qui retentit sur
le développement des activités physiques. Néanmoins, au 19e
siècle, la plupart des établissements sportifs –les gymnases, les
terrains de sport…, restent dépourvus de douches ou de vestiaires où
se laver. Paradoxalement, le sport est en retard sur l’usine.
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Les bains de la rue Basse à Lille, album Boldoduc

Lavoirs, bains et vestiaires, prospectus
publicitaire, Archives municipales de Roubaix

Les bains populaires roubaisiens, papier
à en-tête, Roubaix, 1890, Archives municipales de Roubaix |