LE PREMIER MAI À FOURMIES

ORIGINES DU 1er MAI

PREPARATION DE LA JOURNEE DU 1er MAI LA FUSILLADE LA PORTEE DE L'EVENEMENT

Les chansons populaires et les chansons des rues

ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

L’ÉGLISE FACE A L’ÉVÉNEMENT

Lors de la fusillade, l’Abbé Margerin, curé de la paroisse, porte assistance aux blessés et aux mourants. Il est représenté comme s’interposant face à la troupe ; son rôle est ainsi grandi.

A cette date, l’Eglise catholique entame un rapprochement avec la classe ouvrière. C’est le début du catholicisme social ce que confirme l’Encyclique Rerum Novarum, quelques jours plus tard, 15 mai 1891.

 

Chambre des Députés, débat d’une proposition d’amnistier tous les manifestants du 1er Mai, déposée par les radicaux, les socialistes et les boulangistes.

CLEMENCEAU (radical) : " Messieurs, n’êtes-vous pas frappés de l’importance qu’a prise cette date du 1er Mai ? (…) Si bien qu’il éclate aux yeux des moins clairvoyants que partout le monde des travailleurs est en émoi, que quelque chose de nouveau vient de surgir, qu’une force nouvelle et redoutable était apparue, dont les hommes politiques auraient désormais à tenir compte. Qu’est-ce que c’est ? Il faut avoir le courage de le dire, et dans la forme même adoptée par les promoteurs du mouvement : c’est le Quatrième Etat qui se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir. (…) Il y a quelque part sur le pavé de Fourmies une tache de sang qu’il faut laver à tout prix… Prenez garde ! Les morts sont de grands convertisseurs ; il faut s’occuper des morts ! ".

L’amnistie est repoussée par 294 voix contre 191.