Projet  "Je suis différent et je vis avec les autres"

Témoignages d'élèves

 

 

La découverte du Bao-Pao. Un instrument très surprenant

 

Quand j'ai eu mon emploi du temps des deux jours consacrés au projet : « Je suis différent et je vis avec les autres », j'ai remarqué qu'il était prévu l'activité : initiation au « baopao ». Je me suis dit : « mais qu'est-ce que ça peut être ?? »

Et l'heure de ce « cours » est arrivée. En arrivant dans la salle de musique, j'ai pu observer un instrument étrange. Le professeur nous a expliqué qu'il s'agissait d'un instrument pour handicapés. Je peux vous assurer que, dès que je l'ai vu, c'était très surprenant.

Cet instrument comporte quatre arcs de cercle avec de petites bandes couleur, puis aux extrémités il y a des lasers qui servent de cordes imaginaires. Il faut être muni de baguettes pour en jouer. Quand la baguette traverse le rayon laser, cela produit un son. C'est Mme Besnard, notre professeur de musique, qui nous a initiés à l'utilisation de cet instrument. Nous avons commencé par reproduire le carillon de Big ben.

La 1ère fois j'étais avec Sarah. F ; Aurélie. T et Océane. B

C'était si bien!

Cet instrument permet aussi de « jouer » des morceaux célèbres comme Carmina burana de Carl Orff ou l'hymne à la joie de Beethoven. Ce n'était pas si facile car nous n'étions pas habitués. Nous avons aussi invité les professeurs à en jouer. Oh, c'était si bien!

Puis voilà le tour du 3ème groupe qui a joué une chanson de Claude François. Moi et quelques amies avons fait les Claudettes. C'est un moment inoubliable car nous avons découvert un instrument très très surprenant mais formidable car il permet aux personnes handicapées de faire de la musique.

Tiffany Taisne et Aurélie Taisne 4°1

   

 

Arielle

 

Hier, ce fut une agréable journée : dans le cadre du projet « Je suis différent et je vis avec les autres » nous avons fait des choses différentes de notre emploi du temps habituel. Aux alentours de 10 heures, nous avons regardé un film se nommant « Arielle ».

Au début, quand la dénommée Arielle a commencé à se décrire, toute la classe est partie dans un fou rire. Pour cause, sa façon de parler n'était pas habituelle. Mais nous nous sommes vite aperçus qu'elle subit au quotidien des problèmes d'élocution. Donc, nous avons arrêté de rigoler et nous avons commencé à nous intéresser au film.

Arielle est née sourde mais elle a quand même appris à parler. Cependant, sa surdité lui a amené des grosses difficultés d'élocution. A cause de tout cela, elle a subi des discriminations constantes qui lui ont fait beaucoup de mal au début mais à force elle s'y est habituée. Elle a obtenu son bac malgré la pression des gens qui ne l'en croyaient pas capable car ils pensaient qu'une sourde ne pouvait pas y arriver. Sa passion : la danse. Son professeur était Pascal qui lui donnait des cours particuliers le jeudi pour pouvoir passer les auditions pour intégrer une grande école de danse à New-York. Mais sa mère qui est très attachée à elle depuis sa naissance et lui laisse faire ce qu'elle veut, a peur de voir partir sa fille pendant deux longues années et s'oppose à son projet. Sa sœur est à la fois jalouse d'Arielle car elle pense que sa mère aime plus Arielle qu'elle même (elle a trouvé un album photo qui contenait essentiellement des photos d'Arielle) et en même temps très admirative de sa sœur qui fait tant de choses. Des tensions se créent entre les deux sœurs..

Alors, un jour Arielle quitte la maison. Et c'est sa petite sœur qui la retrouve.

Mais ce n'est pas la fin de l'histoire. A la fin du film, nous retrouvons Arielle, adulte, autonome, avec un vrai métier (elle n'est pas danseuse, certes, elle est artiste de cirque : funambule et elle est heureuse.)

C'est une belle leçon d'autonomie ainsi que de courage.

Ce film nous a beaucoup plu. Cela nous a fait réfléchir et nous a fait changer notre regard envers les personnes handicapées.

 

Debusschere Dylan,  Vasseur Théo et Mullier Lucas 4°1

 

Une séance de sport version « handicap »

 

Quand je suis arrivé à 8h05 à l'école je suis parti, comme il était inscrit à mon emploi du temps habituel, en séance de sport. Mais cette fois-ci, la séance n'était pas pareille que d'habitude : quand je suis rentré dans la salle, j'ai vu une rangée de sièges roulants. Je suis parti dans les vestiaires me changer et ensuite je suis parti me mettre devant le tableau où nous attendait le professeur de sport pour nous donner toutes les explications. Il nous a dit que nous allions faire une séance de sport comme si nous étions des handicapés sous forme de parcours.

Une fois toute les explications finies je suis parti me placer sur le banc pour attendre mon tour j'ai vu quelques amis s'entraîner sur les sièges roulants avant de faire un petit parcours et vivre la difficulté que les handicapés vivent chaque jour.

Quand mon tour est arrivé, je suis parti me mettre où il y avait des sièges roulants pour m'entraîner. J'ai constaté que c'était difficile de faire de rouler le siège car il faut avoir de la force dans les bras savoir tourner (pivoter de droite à gauche ). Une fois l'entraînement terminé je me suis mis en place de manière à pouvoir partir pour le parcours. J'ai attendu le coup de sifflet. Une fois le coup de siffler entendu, je suis parti à toute allure sur le parcours : on commence par passer un gros tapis, une fois le tapis passé on devait passer entre deux poteaux serrés et ensuite faire le tour de 4 cerceaux en forme de rond-point. Après avoir passé le rond-point on devait prendre un ballon de basket et tirer et c'est ce qui était le plus dur dans le parcours parce que le panier était situé en l'air et c'est à ce moment là qu'il fallait avoir de la force dans les bras. Une fois passée la ligne d'arrivée on avait un temps de repos... bien mérité : le sport en fauteuil roulant, c'est vraiment du sport! .

Après ce cours nous sommes repartis pour d'autres activités qui nous ont permis de comprendre toutes les autres difficultés que les handicapés ressentent chaque jour.

Un grand merci pour les personnes qui ont eu le courage d'organiser ces deux jours : ce sont des choses qui resteront gravées dans notre tête

 

Walkowiak Corentin, Lachoub Reda 4°1

 

 

 

Le témoignage de Marcel

 

Elève de quatrième, j'ai vécu une expérience spéciale pendant les deux jours sur le thème de la différence. J'ai regardé des films, vu des expositions, assisté à une conférence, fait du sport en fauteuil roulant.

Les films m'ont beaucoup plu : le premier raconte l'histoire d'une fille qui est sourde et le deuxième celle d'Ali, un enfant des rues mort après avoir reçu un jet de pierre.

J'ai aussi effectué un parcours en chaise roulante. Il fallait se mettre dans la peau d'un sportif handicapé. Il fallait effectuer ce parcours le plus rapidement possible. Celui qui avait le plus petit temps gagnait un ballon de foot signé par  Sébastien Roudet et Steven Joseph-Monrose, deux footballeurs du RC Lens qui sont venus parler de leur métier (mais je ne les ai pas rencontrés, on ne pouvait pas tout faire !). Mon temps était de 22 secondes 06. C'était le meilleur de la classe. Il faut dire que je suis habitué car ma mère se déplace en chaise roulante à cause de son handicap depuis plusieurs années suite à deux opérations de son pied gauche qui n'ont malheureusement pas réussi. Alors je fais beaucoup de choses pour l'aider mais ça me fait plaisir de le faire. J'ai donc gagné ce ballon dont je suis très fier.

Les expos m'ont beaucoup intéressé aussi et je n'ai pas oublié d'accrocher mon petit carton avec mon sentiment personnel sur le mur de la salle Molière. J'ai également assisté à la conférence que j'ai trouvée très intéressante.

J'ai franchement bien aimé toutes les activités qu'on nous a proposées pendant ces deux jours et je pense que leur but était de faire comprendre aux élèves qu'il ne faut pas se moquer des handicapés car ça peut nous arriver à tous et qu'il faut tous se respecter.

Marcel Ricourt 4ème1

 

 

Ali Zaoua

 

Pendant les deux jours sur la différence, nous avons vu un film : Ali Zaoua ; ce film parlait d'enfants qui vivent dans la rue à Casablanca. Ali Zaoua était un garçon dont sa mère ne s'occupait plus. Il vivait sur le port avec trois petits garçons : Ali voulait devenir marin pour réaliser son rêve : aller sur son « île aux deux soleils ». Mais dès le début de l'histoire Ali meurt frappé à la tête par Dib chef d'une bande de gamins. L'ami d'Ali, Kwita, veut lui rendre hommage en l'enterrant dignement ; il dit que c'était un prince et il est prêt à tout pour ça. L'histoire est triste, car on voit des enfants qui n'ont rien et qui vivent dans la difficulté, dans la drogue et dans l'incapacité de se nourrir correctement.

Amel resnik

Soraya Kebbas

Noémie Devred

 

 

 

 

D'autres témoignages à venir bientôt....

 

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