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Un élève du lycée des Flandres en Allemagne depuis 3 mois
Moi, Matthieu, élève de seconde du lycée des Flandres, à Berlin depuis 3 mois
Brigitte Sauzay C’est à l’initiative de la France et de l'Allemagne, qui considèrent que la mobilité internationale des élèves doit faire partie intégrante de la vie des établissements scolaires et du cursus des élèves, qu’un dispositif permettant des échanges individuels d'élèves de moyenne durée entre les deux pays a été créé, par la déclaration conjointe des ministres en charge de l'éducation signée à Paris le 19 avril 1989, L'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) a été désigné par les autorités françaises et allemandes comme maître d'œuvre de ce dispositif, baptisé en 2004 « programme Brigitte Sauzay » en mémoire de cette figure emblématique de l'amitié franco-allemande. Le programme Brigitte Sauzay permet donc à des élèves français et allemands, au cours d'un séjour dans le pays partenaire d'une durée, en règle générale, de 3 mois, de mieux appréhender le système scolaire, la vie familiale et quotidienne et la culture de l'autre pays. Il leur offre également l'occasion d'améliorer leur connaissance de la langue du partenaire.
Tous
les élèves de la 4e à la Première ayant un minimum de deux ans
d’apprentissage de l’allemand peuvent ainsi se rendre en Allemagne et
bénéficier du programme « Brigitte Sauzay ».
Je n'ai pas réfléchi longtemps et j’ai indiqué à Monsieur Isambard que cela m'intéressait au plus au point. Il m'a documenté sur cet échange puis j'ai dû me trouver un correspondant. Le site de l'OFAJ m'a aidé dans cette démarche, qui au final fut assez simple. J'ai choisi l'élève dont la description me correspondait le plus et cela s'est révélé être un excellent choix car je me suis entendu à merveille avec lui. Après avoir trouvé mon correspondant, il m'a fallu remplir quelques papiers pour l' OFAJ, rédiger une lettre au proviseur du lycée des Flandres pour lui expliquer ma démarche ainsi qu'une lettre à « ma » famille allemande pour me présenter (avec quelques photos). Plus d’informations : http://www.ofaj.org/accessible/fr/apprendre/carnetlycee.htm Une ville Ecologique Le lundi 4 mai au matin, je suis donc parti en voiture avec mes parents pour ce qui allait être une véritable aventure humaine. Le 4 mai au soir, je suis arrivé chez mon correspondant : celui-ci habite dans un quartier qui compte une douzaine de maison, toutes reliées à leur propre station d'épuration entièrement écologique car les eaux usées sont entièrement nettoyées par les végétaux qui l'entourent, les toilettes n'utilisent pas d'eau, seulement de l'air, des panneaux solaires sont placés sur les toits de chaque maison bâtie en bois. Le lendemain de mon arrivée, nous sommes allés à l'école en vélo, ce qui était nouveau pour moi, habitué au confort du bus le matin. Après une vingtaine de minutes à vélo, nous sommes arrivés, Lorenz (c’est le nom de mon correspondant) et moi au « Carl Bechstein Gymnasium » d'Erkner (http://www.carl-bechstein-gymnasium.de/) Ce lycée est vraiment bien équipé en matériel informatique et pour les autres matières également (musique). L'accueil fut immédiatement chaleureux, les élèves allemands n’arrêtant pas de me questionner. Malgré mon fort accent français, je réussis tout de même à répondre aux questions les plus simples, telles que : « wo wohnst du? » ou encore « wie heisst du? » (comprenez : où habites-tu et comment t'appelles-tu...). Les premiers cours en allemand furent vraiment très compliqués à comprendre mais comme me l'a dit mon professeur d'allemand : « passée la troisième semaine, ça ira mieux » ses dires furent confirmés mais seulement au bout de quatre semaines ! En Allemagne, le système scolaire est vraiment différent de celui de la France : les élèves terminent les cours vers 14 heures (ils n'ont que six heures de cours en seconde mais sept en première) ; leurs cours ne durent que 45 minutes ; ils ont treize années pour aller jusqu'au baccalauréat (Abitur), ce qui équilibre un peu le fait qu'il ne travaillent qu'une demi-journée. Les cours de musique, de dessin, d'informatique et de science économique sont obligatoires.
L'apprentissage de la langue allemande s’est fait tout en douceur sans à-coup mais parfois je demande de répéter !. C’est la grammaire que j'ai trouvé la plus difficile à assimiler, ne sachant jamais s'il faut utiliser « ich », « mir », mich », … J'ai fait des progrès significatifs en allemand et je m'en réjouis car l'Allemagne est le premier partenaire commercial de la France; je m'imagine bien, dans quelques années revenir en Allemagne, pourquoi pas pour y travailler...?
"Un élève du lycée des Flandres en Allemagne
pour trois mois"
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Le Proviseur,
M. Dupas -
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Dernière
modification :
10/04/2012
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2006
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