PETIT HISTORIQUE DU LYCÉE DU DETROIT...

RETOUR

Monsieur Morin

( 1958 )
Voici le premier document photographique
du groupe de professeurs et d'èlèves
qui  sont à l'origine du Lycée du Détroit 
.

Nous devons ce document à Monsieur ClaudeVincent
Chef de Travaux au  C.E.T de l'avenue Louis Blériot.

.

A l'E.P.S République de Calais, en 1958
(école primaire supérieure)
se préparait le B.E.I. (Brevet élémentaire industriel).
Le nombre croissant d'élèves désirant entrer
dans une "section pratique"
impose à la municipalité de Calais, l'implantation
au 21 de l'avenue Blériot,
dans 2 locaux préfabriqués et un bâtiment en dur,
des sections de mécanique,   puis les spécialités du "centre d'apprentissage" de Calais
sous la direction de Monsieur MORIN  (au centre de la photo),
chef de travaux détaché de l'E.P.S de République..

  

à venir les début du C.E.T. Avenue Blériot

Le Centenaire de l'Institut JACQUARD
1901 - 2001
Cent ans d'histoire

Lycée du Détroit    CALAIS

Document écrit par Laurent Lenoir,
Professeur au Lycée du Détroit de Calais

Jacquard : un homme, un métier à dentelle, un monument, un boulevard... mais aussi un institut qui traversa le XXème siècle. Son but fut depuis son origine de former les jeunes aux métiers de la Dentelle.
A l'origine privée, l'école devint par la suite semi-privée puis publique. Comment l'Institut Jacquard a-t-il traversé le siècle et comment a-t-il réussi à traverser les épreuves qui se sont présentées à lui pour pouvoir remplir encore aujourd'hui ses objectifs ?

L'école de Monseigneur Piedfort
Dès 1897, on discuta à la chambre syndicale des fabricants de tulle et de dentelle au sujet de la création d'une école professionnelle destinée "à former des dessinateurs et des ouvriers capables". Il s'agit de créer une véritable école technique et professionnelle. Tous les fabricants de dentelle comprennent l'importance d'une telle école pour l'avenir de la dentelle à Calais sans laquelle l'industrie est amenée "à dépérir et à végéter péniblement". Le Président de la chambre syndicale se démène pour mener à bien ce projet, et en particulier, trouver l'argent nécessaire auprès de l'Etat, à défaut de pouvoir compter sur la municipalité qui avait refusé d'accorder la moindre subvention. Les fabricants de dentelle voient "comme honteux qu'une fabrique comme Calais n'ait pas d'école professionnelle" contrairement aux autres grandes villes de production dentellière comme Lyon ou Nottingham.

 

A l'origine de l'école, un homme, précurseur dans bien des domaines : Monseigneur Piedfort. 
Né en 1864 à Bony dans une famille rurale, il fit ses études au petit puis au grand séminaire. Il fut ordonné prêtre en décembre 1889. Dans un premier temps précepteur, il devint professeur de sciences à Calais au Pensionnat Saint-Pierre. En 1899, il y installa dans la cave, un atelier pour former des apprentis intéressés par l'industrie de la dentelle. L'évêché l'aida dans un premier temps dans son projet après que Monseigneur Piedfort eut décrit " avec tristesse les nombreux enfants jetés à 13 ans dans les usines et les ateliers pour y faire un apprentissage bien périlleux pour leur vertu".

Pendant ce temps, on discute toujours dans le milieu professionnel d'une école professionnelle... et dans le même temps d'une invention de Monseigneur Piedfort : un nouveau piano à percer les cartons. Les deux projets vont se rejoindre. Les connaissances en mécanique de Monseigneur Piedfort et les cours qu'il donne à Saint-pierre le rendent incontournable. Des industriels lui offrirent ensuite pour commencer, un métier à tulle installé dans le grenier de l'usine Brampton, rue Lafayette. Le 17 mai 1901, c'est la naissance de l'Institut Industriel appelé aussi l'Institut Piedfort qui va fonctionner grâce à des subsides de fabricants de dentelle qui devaient verser une cotisation annuelle.

Les cours commencent le 3 juillet 1901. Le 22 août de la même année, Monseigneur Piedfort écrit à la chambre syndicale afin "de l'informer officiellement de la création à Calais d'une école professionnelle qui a la prétention d'être ouverte à tous, loyalement et sans arrière pensée". Dès ses débuts, l'école accueille 45 élèves "remplis de bonne volonté, travailleurs et de bonne éducation". Monseigneur Piedfort présente "son école" comme celle de tous les industriels.

En 1905, il reçoit en donation des locaux. Madame Lelièvre Dubreuille lui propose l'usine Magniez qu'elle tenait de son père, rue du Cosmorama. Les dimensions de cette usine permettaient d'installer des métiers. Il y développa l'Institut Industriel avec le concours de l'Association des Fabricants de Dentelle et de filiale, groupement textile industriel. Cette propriété fut léguée par Monseigneur Piedfort à la Société Immobilière du Nord de la France.

Dans un premier temps, le rez-de-chaussée et le premier étage accueillirent des ajusteurs-mécaniciens (Monseigneur Piedfort étant passionné de mécanique), des tullistes et des dessinateurs en dentelle. Ce sont des professionnels qui assurent les cours. Deux contremaîtres initient à la mécanique, au dessin industriel et à la fabrication du tulle. Un comité d'administration, regroupant des industriels élus surveille l'institut qui répond en tout point aux objectifs que s'étaient fixés les fabricants de dentelle avec leur projet d'école.

En 1914, seul le rez-de-chaussée demeure à disposition de l'institut, les étages sont réquisitionnés par le 5ème régiment territorial puis par un hôpital belge.

Le travail à fournir par Monseigneur Piedfort est tel que l'évêché envoie un jeune abbé, Marius Sence en avril 1916, après l'avoir formé au milieu de la Dentelle. Il assurera à l'institut des cours de dessin industriel mais aussi de technologie et d'électricité.

En 1919, un centre féminin d'apprentissage pour wehnelts et brodeuses est créé à l'institut.

Un véritable vivier d'ouvriers pour la dentelle est en place à Calais, surtout qu'en 1920, la municipalité crée, dans le cadre des cours professionnels obligatoires (C.P.O) depuis la loi Astier de 1919, une section tulliste dans les locaux de l'E.P.S de garçons.

Devant son développement, l'initiative privée ne suffisait plus pour s'occuper de l'Institut industriel, la ville de Calais allait devoir entrer dans son organisation.


L'
Institut devient école municipale.

Le 1er juillet 1927, le conseil municipal décide de supprimer les cours professionnels de l'école primaire supérieure (E.P.S) pour un rattachement à l'Institut Industriel qui prend alors le nom d'Institut Jacquard ou École Municipale de la Dentelle Mécanique. C'est donc désormais un établissement privé, dépendant de la municipalité. La ville s'engage à supporter la totalité des dépenses de fonctionnement et du personnel de cette école municipale. Les objectifs de cette école sont de conjuguer les efforts "jusqu'ici dispersés" pour une organisation rationnelle de Elèves de première année (1927) l'apprentissage des
métiers intéressant la dentelle. L'Association des Fabricants de Dentelle, qui supportait les dépenses de l'école, cède à la ville son bail. Monseigneur Piedfort loue à la ville les locaux et le Comité de Patronage met à disposition matériel et mobilier. C'est un bail de trois ans par tacite reconduction. La ville prend entièrement à son compte l'École Municipale de la Dentelle Mécanique, les Fabricants de Dentelle versent régulièrement à la ville la taxe d'apprentissage pour le fonctionnement de l'école. La direction sera assurée par le directeur des Cours Professionnels Obligatoires (C.R.O), assisté d'un directeur technique, Monseigneur Piedfort devenu protonotaire apostolique depuis avril 1934.



Elèves de première année 1927


Pendant la seconde guerre mondiale, l'institut est à nouveau réquisitionné pour installer un hôpital complémentaire. Seul le rez-de-chaussée est laissé pour l'apprentissage des métiers de la dentelle.

     Un groupe d'apprentis

Le 25 mai 1940, en même temps que la ville, l'institut est ravagé par les flammes. Les cours ne sont pas pour autant suspendus puisque la municipalité décide de replier l'enseignement à l'école des Arts Appliqués pour permettre aux jeunes de finir leur année scolaire. Ceci montre bien l' intérêt porté par la municipalité aux métiers de la dentelle.

   La salle des métiers


Après guerre, se pose le problème des locaux et du matériel. Le siège social se La salle des métiers situe désormais 45 bis, boulevard Jacquard et la direction technique  28, rue des soupirants au fond de la cour. L'institut fonctionne dans deux lieux :

- 45, rue Auber dans des locaux appartenant à madame veuve Deroses. 
Le rez-de-chaussée et le premier étage abritent six métiers. La location est de 5000 francs.

- 17, rue du Cosmorama dans des locaux appartenant à monsieur Vèche. La location s'élève à 1000 francs. 

L'abbé Sence est alors directeur technique de l'institut depuis la mort de Monseigneur Piedfort en 1942. Depuis 1916, il y exerçait comme professeur 19 heures par semaine. C'est un ancien élève de l'Institut Catholique de Lille qui possédait le brevet et un baccalauréat de mathématiques. L'abbé Sence s'occupe du personnel et plaide pour une augmentation de leur salaire. Il rapporte la détresse du personnel qui attend le réajustement de leur salaire promis par la préfecture. Il souligne qu'avec les allocations familiales, "les émoluments des apprentis sont supérieurs aux professeurs".

En 1946, l'inspecteur général de l'éducation artistique dresse un rapport assez noir sur l'institut : la gestion est assez décevante puisqu'il existe un déficit important : 350 000 à 400 000 francs et ce, malgré la subvention de l'état et la taxe d'apprentissage (qui s'élève à 653 437 francs en 1948). En effet, entre 1927 et 1951, la dentelle connaît des crises et les recettes provenant de la taxe d'apprentissage sont inférieures aux dépenses. 

En échange du renflouement nécessaire, l'administration demande à devenir propriétaire des réalisations des élèves car faute d'être inscrit au registre du commerce, l'établissement n'a pas le droit de vendre ses productions. On suggère de répartir dans les centres d'apprentissage et collèges techniques féminins, les productions pour en faire des rideaux et de la lingerie. Le local est décrit comme "sale, sans hygiène, dégradé". Les patrons retirent alors leurs apprentis au bout d'un an ou deux "pour les maintenir dans une sorte de servage".

En 1945, aucun élève ne s'était d'ailleurs présenté au CAP, faute d'une préparation convenable. La formation des élèves durent alors trois ans. Ils ont dix heures d'enseignement général en première année qui disparaissent ensuite pour faire place au travail en atelier. On prépare les élèves aux métiers de dessinateurs de modèles, metteur en carte, mécanicien, tulliste. L'âge moyen d'entrée à l'école est de 14 ans pour les cours préparatoires et de 15 ans pour les autres cours. Les renvois pour insubordination ou incapacité sont rares. Des bourses sont délivrées par le centre d'apprentissage textile de Calais. Après l'institut, les élèves deviennent ouvrier tulliste ou raccommodeuse brodeuse et sont placés selon la demande des employeurs. Un comité d'apprentissage se réunit tous les deux mois et sert de contact avec les industriels, le commerce et l'école.

En 1946, l'Inspection de Lille demande une prise en charge de l'institut pour en faire une section du centre d'art appliqué (C.A.A). Elle veut donner à tous les élèves des cours d'enseignement général et leur faire préparer de nouveaux modèles, aux cours du soir de l'école d'art appliqué, cours suivis par les meilleurs apprentis metteurs en carte.

En effet, l'inspecteur général de l'éducation artistique précise que "l'industrie de la dentelle meurt lentement dans la région par suite de l'incompréhension patronale qui ne garde que des modèles vieux de trente ans. On supprime quelques fils et le dessin original coûte moins cher".

En 1948, l'institut possède 9 métiers mais aussi... un appareil de projection et des films.

Le 17 février 1951, le conseil municipal décide la prise en charge totale de l'institut avec l'accord de l'association des fabricants de dentelle. Elle loue les locaux, acquiert le matériel et crée une commission de contrôle et de perfectionnement. Une clause prévoit alors que les dépenses ne seront jamais supérieures aux recettes sinon une partie sera payée par l'Association des Fabricants de Dentelle. Il y a alors deux sortes de personnel : une, payée par la ville et reclassée "assimilée à certaines catégories de personnel municipal et une autre, par l'Association des Fabricants de Dentelle.

L'école bien que municipale demeure privée et elle est considérée comme telle par l'inspection académique. 

En 1952, la taxe d'apprentissage passe de 0,2 à 0,4 % et cette augmentation permet de faire face aux dépenses et de faire "des réserves de plusieurs millions".

En 1959, l'institut peut regagner les locaux qu'il occupait avant guerre, la Société Immobilière du Nord de la France ayant fait reconstruire les locaux détruits. Il quitte les locaux de Mlle Hembert rue Auber. Les nouveaux locaux sont bénis par Monseigneur Perrin, évêque d'Arras le dimanche 12 avril 1959. 

   
Reconstruction de l'institut dans les années cinquante 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvriers travaillant à la reconstruction de l'école

En 1963, l'institut compte 75 garçons apprentis tullistes ou dessinateurs et 50 apprenties raccommodeuses, brodeuses, wheeleuses et couturières. L'enseignement général est dispensé par divers professeurs à temps incomplet. On compte trois professeurs tullistes, un dessinateur, une raccommodeuse, une brodeuse, une wheeleuses, une couturière.


 

 

 

 

 

 

Les dessinateurs sont formés en trois ans sans CAP, les tullistes en trois ans avec CAP et les autres formations durent de 8 à 18 mois sans CAP. Les apprentis reçoivent une indemnité horaire de 0,10 à 0,20 francs offerte par l'Association des Fabricants de Dentelle. Des primes de fin d'année sont progressives selon la moyenne obtenue avec un maximum de 100 francs.

Photo de Classe avec en haut au centre l'abbé SENSE 
aux côtés de messieurs Wemesch Claude, Leroy Bernamon (1960)


section raccommodeuse 1960

Tous les apprentis sont formés à leur sortie de l'école.



 

 

 

 

 

L'Abbé SENSE avec des apprentis

Dans les années soixante, le directeur n'est pas favorable à une extension de l'institut et un recrutement plus important "qui amènerait un grand nombre d'élèves n'ayant aucune disposition pour les professions enseignées". Mais l'inscription à l'institut permet de continuer à percevoir les allocations familiales et ces élèves quitteraient à la première occasion l'école pour se diriger vers d'autres branches que l'industrie tullière "trop sujette à des de l'institut crises.


    
L'abbé SENSE dans une salle de classe de l'institut


Seule la création d'une section d'esquisseurs en dentelle est souhaitée «en accord avec l'école d'art appliqué». Le directeur de l'école écrit : "il semble que l'administration municipale devrait prendre cette question personnellement en main et provoquer une réunion en vue d'accorder les points de vue des directeurs intéressés, l'Abbé Sence et monsieur Coucy. 

  cours de raccommodage


L'institut compte alors 125 élèves. En 1962, les cours de français sont dispensés par Messieurs André Capet (père du regretté Député) et Albert Loose (ancien principal adjoint du Collège Jean Jaurès et fondateur de la base de voile) les cours de législation par Yves Lockwood (père du violoniste Didier et cousin du Proviseur des années 1998 à 2002).

Malgré le succès de cette école qui prépare aux métiers de la dentelle, la ville accepte mal le coût financier. En 1966, lors d'une réunion à la préfecture sur l'organisation des cours professionnels, il est rapporté qu'un élève revient à 126 francs à la municipalité mais tous les élèves ne sont pas de Calais puisqu'en raison de l'impossibilité de créer des centres dans chaque commune, l'État a désigné un certain nombre de villes qui accueillent, non seulement leurs propres apprentis, mais aussi, ceux des communes voisines.

 

 

 


Métiers de l'institut

Sous ce prétexte, la ville rappelle qu'elle a à sa charge le déficit entre les recettes provenant de la subvention de l'État et de la taxe d'apprentissage et les dépenses issues du traite-Métiers de l'institut ment du personnel et des frais de fonctionnement. "Il est évident qu'il existe là une anomalie" selon la municipalité.
On s'achemine vers un abandon de l'institut par la ville qui souhaite pouvoir réaliser des économies dans son budget. Il va donc passer sous une autorité étatique.
L'institut passe dans les mains de l'État


En 1969, 138 élèves nés entre 1952 et 1954 fréquentent l'école. La quasi-totalité de la taxe d'apprentissage à laquelle sont assujettis les fabricants est versée à l'institut. Mais la ville souhaite dès cette année "l'intégration de l'institut à l'enseignement technique et par la suite sa prise en charge par l'État"

Ainsi lors du conseil municipal du 25 septembre 1970, on revient sur la prise en charge par l'État de l'institut.

C'est une structure et une pédagogie nouvelles pour l'institut. Il est désormais intégré au Collège d'Enseignement Technique (C.E.T) de l'avenue Blériot et placé sous l'autorité de directeur du C.E.T. On y préparera toujours au CAP des tullistes mais aussi des dessinateurs ainsi qu'une formation professionnelle en mécanique générale, désormais "pour répondre aux besoins de la profession". Des cours de couture seront ouverts aux apprenties brodeuses, raccommodeuses, wheeleuses. Tous les apprentis " dans leur intérêt" auront de l'enseignement général.

L'intérêt d'une telle prise en charge par l'état semble multiple : les élèves peuvent désormais bénéficier d'une bourse de l'enseignement technique, du transport scolaire gratuit, de la demi-pension, d'un enseignement rénové, d'un personnel qualifié plus nombreux, d'un choix plus large de professions, d'une réorientation possible en cours de formation. De plus l'institut assure toujours une main d'oeuvre à l'industrie dentellière en permettant une économie du budget communal par cette prise en charge totale des dépenses par l'état.

Le C.E.T. va donc louer les locaux rue des Soupirants pour 11 000 francs à l'Association Piedfort, propriétaire depuis 1965 par apport de la Société Immobilière du Nord de la France. Il est stipulé dans l'acte notarial que "les locaux sont loués uniquement pour un usage de l'école technique se rapportant aux tulles et dentelles, sauf évolution néfaste pour la dentelle". 

Le chanoine Sence se voit réserver toute sa vie durant son appartement situé dans la partie sud. 

Au C.E.T. d'entretenir les locaux et de peindre les murs au moins une fois tous les quatre ans. Aucune démolition ni percement de mur n'est autorisé. Une réunion du 14 octobre 1970, en présence de monsieur Beaugrand, conseiller général, de monsieur Zignol, inspecteur de l'enseignement technique, de monsieur Wattiaux directeur du C.E.T. rappelle que l'institut est partie intégrante du C.E.T. et sous l'autorité administrative et pédagogique du directeur du C.E.T. Ceci satisfait les fabricants de dentelle à qui l'institut "assurera la main d'oeuvre nécessaire" ainsi que la mairie qui réalise "une économie appréciable pour le budget communal". Seul le loyer ainsi que l'impôt foncier sont à la charge de la ville.

   


En 1987, avec la décentralisation (mise en place le 1er janvier 1986), la location est à la charge du Conseil Régional par le biais du Lycée Blériot (ancien C.E.T.). Le loyer passe de 38 000 à 50 000 francs. Le matériel appartient à la collectivité territoriale régionale.

      Elèves devant un métier


Les jeunes issus de collège peuvent se former tout comme des adultes sous l'égide du GRETA. Les filles se forment aux métiers comme le wheelage, le visitage, le raccommodage, tout ce qui touche à la préparation et à la finition. Les garçons peuvent devenir tullistes. Les cours d'atelier et de technologie se déroulent à l'institut, l'enseignement général au Lycée du Détroit.

    Cours de Wheelage

    Futurs Tullistes avec M. legrand


Une douzaine de métiers différents dans la dentelle attendent ensuite les élèves au sein des entreprises calaisiennes.
Depuis 1992, l'Association Piedfort a fusionné avec la Chambre syndicale des Fabricants de Dentelle de Calais désormais propriétaire des lieux que loue le lycée professionnel du Détroit.
Aujourd'hui l'Institut se modernise pour faire face aux nouvelles technologies, les formations sont ouvertes en parité aux filles et garçons.
Un BEP Mise en œuvre des matériaux option textile appelé localement Arts et Industries de la dentelle accueille chaque année 28 jeunes après la troisième de collège.

A la rentrée scolaire 2001 un Bac Professionnel est créé .

C'est toute une montée en qualification qui devrait attirer les jeunes et répondre aux besoins de la profession.

L'Institut participe également avec le GRETA à la formation des adultes afin de préserver un savoir faire très spécifiquement calaisien.

Le partenariat avec les entreprises n 'a jamais été autant d'actualité et le rôle de l'Institut devrait encore perdurer de longues années.

à venir "l'aventure du CET"
avenue Blériot

Page en construction
sur l'histoire de l'éducation à Calais 
liée à l'origine du Lycée du Détroit.

RETOUR